Les effets d’un cours d’efficience cognitive sur de nouveaux étudiants de l’Université de l’Alberta

Année :

Référence

Langevin R, Laurent A. (2015). Les effets d’un cours d’efficience cognitive sur de nouveaux étudiants de l’Université de l’Alberta. Revue de Psychoéducation. 44(1): 25-35


Résumé

Cette étude avait pour objectif d’évaluer systématiquement les effets d’un cours d’efficience cognitive (CEC) sur des étudiants de première année de l’Université de l’Alberta. Six variables ont été examinées en lien avec cet objectif, soit 1) le rendement académique, 2) le stress psychologique, 3) la motivation, 4) l’estime de soi, 5) les fonctions exécutives et 6) les stratégies d’apprentissage acquises dans le cadre du cours. À partir d’un devis quasi expérimental, nous avons choisi des questionnaires susceptibles de mesurer ces six variables chez dix (N=10) étudiants répartis entre un groupe expérimental (N=5) et un groupe témoin (N=5). Il s’agit des questionnaires suivants : 1) la Mesure du stress psychologique (MSP), 2) l’Échelle de Motivation dans les études (ÉMÉ), 3) l’Échelle Toulousaine d’estime de soi (ÉTES), 4) le Profil de gestion exécutive (PGEX) et 5) un questionnaire-maison mesurant la durabilité des stratégies d’apprentissage acquises pendant le CEC. Les passassions ont eu lieu au début du cours puis 11 mois après celui-ci. Les analyses statistiques ont indiqué un effet durable sur le groupe témoin quant à la variable 6 « stratégies d’apprentissage », c’est-à-dire une augmentation des stratégies d’apprentissage dans le cas des participants du groupe témoin. Ces résultats n’appuient pas ceux de Ruph (2001) sur l’efficacité du CEC et entraînent des constats discutés à la lumière des recherches dans le domaine.