Pratiques évaluatives liées aux activités réservées par le Code des professions du Québec

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Référence

*Dorceus S, Yergeau E, Le Corff Y, Laverdière O. (2020). Pratiques évaluatives liées aux activités réservées par le Code des professions du Québec. Psychologie canadienne.


Résumé

Cet article présente les résultats d’une enquête en ligne réalisée à la suite de l’entrée en vigueur de la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines. Cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de 243 psychologues, 392 conseillers d’orientation (C.O.) et 90 psychoéducateurs (Ps. éd.) québécois. Les résultats montrent d’abord que les modifications apportées au Code des professions semblent avoir eu un moindre impact sur les pratiques évaluatives des professionnels ciblés que ce qui avait été pressenti. Considérant la réserve de nouvelles activités d’évaluation pour les C.O. et les Ps. éd., ces deux groupes professionnels perçoivent toutefois plus de changements dans leurs pratiques évaluatives que les psychologues. Par ailleurs, un relativement faible degré d’appropriation est observé pour plusieurs activités réservées aux chapitres de la fréquence d’exercice et du sentiment de compétence. Enfin, la fréquence moyenne d’exercice des activités réservées varie selon l’appartenance professionnelle et la clientèle desservie. Ainsi, les psychologues s’approprient davantage les activités qui leur sont réservées que les C.O. et les Ps. éd. C’est aussi le cas des professionnels dont les clientèles vulnérables desservies (par ex. : individus présentant des troubles du développement) sont ciblées par les modifications apportées au Code des professions. Des hypothèses d’explication sont proposées par rapport à l’impact modeste des modifications apportées au Code des professions et au relativement faible degré d’appropriation des activités d’évaluation réservées. (PsycINFO Database Record (c) 2020 APA, all rights reserved)


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