Is sexism associated with the use of relational aggression by young adults? The moderating effect of gender
Référence
Chatelois M, Boutin S, Martin-Storey A, Déry M, Lapalme M. (2026). Is sexism associated with the use of relational aggression by young adults? The moderating effect of gender. Journal of Social and Personal Relationships.
Résumé
L’agression relationnelle désigne des comportements qui visent à nuire aux relations interpersonnelles d’une personne et qui peuvent être perpétrés en réponse à une menace (forme réactive) ou avec un motif ultérieur en tête (forme proactive). La perpétration d’agression relationnelle est associée à des symptômes intériorisés comme la dépression, l’anxiété et les plaintes somatiques, ainsi qu’à des problèmes extériorisés comme des symptômes de troubles de conduite, des problèmes d’attention et des symptômes de trouble oppositionnel (Murray-Close et al., 2016). Considérant ces conséquences, les facteurs qui peuvent expliquer le recours à l’agression relationnelle doivent être explorés. Par l’adoption d’une perspective macro-systémique, cette étude s’intéresse au rôle potentiel que pourrait jouer le sexisme dans l’utilisation de l’agression relationnelle par les jeunes adultes. Utilisant des données secondaires issues d’une étude longitudinale portant sur l’adaptation sociale durant la transition vers l’âge adulte (571 participants âgés de 17–22 ans; 49,3% femmes), cette étude se penche sur l’association entre l’agression relationnelle et le sexisme chez les jeunes adultes, et sur le rôle modérateur du genre dans cette association. Les résultats montrent une association positive entre le sexisme hostile et l’agression relationnelle proactive ainsi que réactive. Cependant, le sexisme bienveillant n’était associé à aucune fonction d’agression relationnelle. Le genre modère seulement l’association entre le sexisme hostile et l’agression relationnelle réactive, qui est plus forte chez les hommes que chez les femmes. Ces résultats permettent une analyse plus complexe de l’agression relationnelle et soulignent la pertinence de s’intéresser à des variables reliées au contexte social plus large, comme le sexisme, pour mieux comprendre les comportements agressifs des jeunes adultes.
DOI
https://doi.org/10.1177/02654075261430507